mercredi 22 janvier 2014

La liste de mes belles choses semaine # 3

On continue à chercher le positif, même quand on nage en pleine semaine de la loose.
Il y a avait du challenge dans cette 3ème semaine de l'année mais heureusement j'ai de l'humour.

Lundi: je reçois mon petit plaisir des soldes, les jolies bottes APC auxquelles j'ai patiemment résisté toute la saison. Dommage, mon mollet n'est pas taillé pour le design APC. Allé c'est pas grave, mon compte va repasser créditeur.

Mardi: joie d'une virée chez Carrefour en famille. Non mais la vie rêvée, c'est pour des moments de qualité comme çà qu'on a quitté Paris. Pour nous remettre de cette expérience on décide qu'une Petite Gavotte tous les 3 est bien méritée. On a toujours une bonne excuse pour manger une crêpe.

Mercredi: et hop, un bobun au canard. Attention, je ne le sais pas encore mais c'était la journée wizz.

Jeudi - Vendredi - Samedi: une triplette à 40° de fièvre, je ne sais pas plus ce que j'ai dit, fait, quel jour on était mais c'était les tropiques dans mon corps.
Et hop une petite chanson pour illustrer tout ça.



Dimanche: ouf la semaine est finie. On invite les copains nantais à manger la dernière galette de 2014. Je sais maintenant qu'il y a des gens qui arrivent à trouver 2 fois la fève dans le même gâteau. Tout le monde n'a pas la même poisse que moi.

La belle semaine à vous aussi, dans une démarche chaloupée comme Mireille Dacq!

lundi 20 janvier 2014

La malade imaginaire

J'ai souvent eu le sentiment d'étouffer un peu et de manquer de moment pour moi.
Alors de temps en temps, je braquais les projecteurs sur mon nombril et décrétais qu'il était plus que mérité de faire un petit break et de sécher un peu. 
Moi qui jusqu'au bac n'avais jamais osé faire l'école buissonnière, je me suis plus qu'autorisée ces moments de pause à partir de la prépa. 
Et régulièrement, ensuite, dans mes études et au boulot. Le tout sans aucune culpabilité puisqu'à côté de ça je ne prenais jamais d'arrêts de maladie, ne mentais pas vraiment et avais juste écouté un peu plus qu'à l'habitude un pet de travers ( horrible expression mais je n'ai pas trouvé mieux), étant sur pied dès le lendemain.
Avec l'arrivée de mon adorable enfant, on aurait pu penser que le phénomène aurait pris de l'ampleur puisque l'excuse était toute trouvée. Et bien non. Par superstition un peu, des fois qu'une terrible maladie s'abatte sur l'adoré en représailles de mon mensonge. Par sens des responsabilités, aussi, s'agirait pas de finir sans boulot, sans argent, sans toit pour avoir trop écouté un rhume.
Avec F nous partagions cette tendance à la petite flemme régulière qui remet à jour les compteurs. Avec l'arrivée de V. nous n'avons pas abusé du truc même si de temps à autre, on s'écoutait et convenions ensemble d'une petite journée que nous appelions "un buisson" et qui consistait souvent, au pied levé, en une pseudo grasse mat', un chouette déjeuner et une virée en scoot dans Paris à faire du shopping.
J'aurais aimé dire que nous en profitions pour lire ou nous faire une expo mais j'ai peur des mensonges, je viens de l'écrire.
Bref, tout ça pour dire que depuis que je suis Nantaise je n'ai jamais ressenti le besoin de faire un buisson. Biensûr je me languis des moments volés avec mon homme mais je préfère les vivre autrement. 
Suis-je devenue raisonnable, équilibrée, passionnée par mon job, ou super chiante? Est-ce l'air nantais? La vie plus douce? La tentation nombriliste moins marquée ici?
Reste qu'hier j'ai dû partir du boulot et prendre mon après-midi. La vraie raison c'est que l'école m'a demandé de venir chercher mon petit fiévreux. En le soignant je me suis rendue compte que je n'étais pas en forme non plus et qu'on était copain de fièvre.
J'ai donc passé l'après-midi au lit à geindre et tousser. Pour de vrai. Idem aujourd'hui. 
En buvant mon lait chaud au miel, entre deux poussées de fièvre, je me disais qu'il était bien loin le temps de la malade imaginaire.




lundi 13 janvier 2014

La liste de mes belles choses #semaine 2

Coucou c'est moi, me revoilà.
Bonne année, meilleurs vœux, joyeuse détox et all the best du fond du coeur.
2013 m'a laissée sur les genoux, la faute à une année tendance montagnes russes dans la vie des Mafavic.
J'ai donc accueilli 2014 à bras ouverts avec une envie de sérénité, de positif et de bonheurs simples.
Je ne ferai pas de liste des bonnes résolutions, ce serait risquer de ne pas les tenir.
Je sais simplement, au fond de moi, que mon fil rouge de cette année sera le mot "Famille" car là est finalement l'essentiel.
Comme l'a un jour très justement fait remarquer Martoche, la maman philosophe de ma très chère Caro, ce n'est pas tant ce qui nous arrive qui compte que la façon dont on le vit. J'ai pour ma part décidé de voir les choses uniquement sous l'angle du bon œil en prenant le temps de le consigner ici.
L'idée n'est pas de moi mais d'Elisa, le blog qui donne envie d'afficher un sourire ultrabright, et je vais comme elle tenter de noter mes 7 bonheurs de la semaine.

Lundi: reprise du pilates et beaucoup de plaisir à sentir les muscles qui s'étirent et les tensions qui lâchent.
Mardi: ma pause dej se transforme en moment détente et je ressors presque brunette.
Mercredi: F et V viennent à ma rencontre pour déjeuner tous les 3 autour d'une crêpe. Crêpe très mauvaise mais comme il est question de ne consigner ici que le positif, je n'en dirai pas plus.
Jeudi: nous avons distribué le pain tous les 3 dans notre Amap, V se prenant pour un petit boulanger et moi discutant fascinée avec le producteur de se reconversion. Je suis toujours admirative des gens qui osent sortir des sentiers tout tracés, étant moi-même si peu capable de le faire.
Vendredi: nous avons signé un compromis de vente pour une maison. A nous les travaux, les plans, la déco, la chine, les beaux projets.
Samedi: jolie journée d'anniversaire de F avec mon papa, ma sœur et son Jules qui étaient là pour l'occasion.
Dimanche: une autre très belle journée en famille, maman nous ayant rejoints. Je retiendrai plus particulièrement le moment "thé mère et filles" en écoutant de la musique.

Voilà, j'ai un peu l'impression d'être une actrice qui raconterait sa semaine dans une page du ELLE.
Pourtant je sens déjà les bénéfices de cette nouvelle année pleine de promesses à ne faire que la liste de mes belles choses.




PS: je vais tenter à l'avenir d'illustrer mes belles choses par des photos (je sens que vous regrettez à mort de louper ça cette semaine et ainsi de ne pas me voir faire un swan dive en pilates). Comme je n'avais pas anticipé pour cette première, je trouvais que cette photo prise ce matin de la fenêtre de mon bureau illustrait bien l'idée générale: des arbres nus et un peu tristes, une rincée de pluie mais entre les branches, miracle, un bel arc-en-ciel pour qui veut bien le voir.
Bonne semaine!

jeudi 12 décembre 2013

Incursion en terre intellectuelle

Il y a des rencontres qui peuvent changer une personne.
Bonne élève et curieuse, j'ai pourtant longtemps manqué des références culturelles qu'on ne trouve pas dans les manuels scolaires.
Un jour ma route a croisé celle de Séverine et durant 3 ans je l'ai accompagnée dans ses projets d'action culturelle. A ses côtés j'ai ingurgité toute une vie de spectacle vivant, des Hamlet de 3 heures, mêmes pas mal, des spectacles de danse contemporaine, même pas peur, du jeune public dès 18 mois parce qu'il faut former l'esprit tôt.
Pendant quelques années j'ai un peu délaissé tout cela, je me suis concentrée sur d'autres choses, beaucoup plus futiles, mais j'ai fait en sorte avec V. de lui donner très tôt le goût des spectacles. Un peu notre caution culturelle familiale.
Pour notre arrivée à Nantes, on a reçu de nos amis une carte 5 spectacles au Lieu Unique. J'ai donc redécouvert les joies d'une programmation de scène nationale, comme à la belle époque.
Ainsi donc nous voilà jeudi soir, délocalisés au Grand T, dans un coin de Nantes qu'on ne connaît pas encore.
A l'intérieur il fait chaud, c'est déjà ça. On découvre que notre spectacle est en anglais surtitré et dure 2h45 avec entracte. Oui, on aime le challenge nous.
Je scrute le public, j'imagine que je suis entourée de profs, que forcément ça vote à gauche. Je n'ai jamais peur des clichés. Je me dis aussi que je suis crevée et risque de m'endormir.
Ça commence. Township Stories. Immédiatement accrochée, mieux qu'un bon film.
A la fin quand tout le monde se lève pour applaudir, je ressens le frisson que j'ai souvent dans les émotions collectives, dans les bonnes ondes partagées et j'ai les yeux qui s'embuent.
Je repense à Séverine, à tout ce qu'elle m'a appris.
Vivement le prochain spectacle. Cela fait drôlement du bien une petite incursion en terre intellectuelle.




PS: la vie est pleine de coïncidences.
En sortant du spectacle dont l'histoire se passe en Afrique du Sud, on apprend la mort de Mandela. Weird non?
Et sinon, amis parisiens, ça se joue à la Villette ce soir, oui, dans notre Villette, pour un énième clin d'oeil Paris-Nantes.

lundi 25 novembre 2013

A bicyclette

A quel moment sent-on qu'on a basculé dans l'après?
Un été un peu entre deux, avec des hauts et des bas, la tête ici, le cœur encore à Paris, une rentrée en fanfare et des weekends qui s'enchaînent autour de nos amis de là-bas venus nous voir ici. On commençait à se dire qu'il était temps de prendre un peu plus racine à Nantes.
La semaine dernière nous avons reçu localement. Et c'était très chouette.
Puis, alors que je rentrais de déplacement, franchir le panneau Naoned m'a apporté un petit sourire en coin avec le sentiment de rentrer à la maison, enfin.
Samedi midi nous avons emmené ma sœur et son amoureux déjeuner chez Emporio Guiducci. C'était la 2eme fois pour nous et c'était toujours aussi bon. On est resté un peu parler avec la patronne et ça fait du bien d'être un peu moins anonyme.
On a visité une jolie maison, qui sera peut-être la bonne, preuve que je me projette un peu plus ici désormais.
Et enfin, après d'agréables moments en famille, nous sommes allés faire un saut chez des copains de classe de V.
C'est pas grand chose un goûter. Pourtant j'avais l'impression de retrouver comme une petite vie de quartier, tous les trois, à toute allure, dans les premiers froids de Novembre, à bicyclette.





Et sinon Emporio Guidicci c'est comment?
Pour 15€ on boit un verre d'un excellent vin, on savoure de vraies antipasti et on mange les pasta du jour dans une sauce divine. Pour finir en beauté, on déguste un excellent café romain, torréfié dans la famille de la patronne et on accompagne ça de douceurs maison qui fleurent bon l'Italie.
Pour 15€, samedi midi compris, oui, vous avez bien lu.
Non, je n'ai pas d'action mais je reviendrai c'est certain.


jeudi 14 novembre 2013

Une femme girafe

En ce moment j'ai des tracas.
Je ne veux pas faire de cet espace la tribune de mes ennuis mais il y a pourtant il y des choses qui méritent qu'on les partage.
A 34 ans j'ai acquis une certaine lucidité sur moi-même, mes plus et mes moins, mes forces et mes faiblesses, un vrai SWOT dans ma tête. Et si toutefois la tentation de mettre un mouchoir sur mes défauts me venait à l'esprit, je croise souvent sur ma route des langues désarmantes de franchise qui me rappellent combien... j'ai l'implantation basse.
Pourtant ce ne sont pas les propos d'un coiffeur qui ont forcé ma lucidité ce matin mais Facebook. J'ai toujours en contact une fille d'une agence avec qui je bossais et qui porte désormais le carré flou, comme beaucoup de filles en ce moment finalement. 
Et là je constate que SON carré, sans être court, ne touche pas le col de son trench. Chose totalement IMPOSSIBLE chez moi, à moins de couper mon carré jusqu'aux oreilles.
Car non, je n'ai pas l'implantation basse, je n'ai tout simplement pas de cou. 
Une tête oui, bien remplie sans doute, posée négligemment sur les épaules, que je possède heureusement par deux. 
Une tête, deux épaules mais pas de cou. Signe révélateur d'une ascendance prolétaire qui n'avait pas à se soucier de son port de tête? Certainement.
La fille sans cou.
Il m'a fallu du temps pour comprendre pourquoi la queue de cheval ne m'allait pas du tout, pourquoi j'ai le carré qui rebique mais jamais le beau carré flou, pourquoi la coupe Rachel en 1998 ne fonctionnait pas sur moi.
Aujourd'hui je sais et je fais avec. Parfois ça m'ennuie, parfois j'aimerais que cela change, parfois j'aimerais que ce vieux contact Facebook ou une parole malheureuse arrête de me rappeler que jamais je ne serai une femme girafe.




dimanche 3 novembre 2013

Le plus vieux métier du monde

Le manifeste des 343 salauds.
Le dandy que j'admirais presque dans sa période 99 Francs, en partie parce que je pensais que mon entrée dans le royaume de la com faisait de nous des buddy, sent un peu le rance aujourd'hui même si il a gardé le sens de la formule
Une auditrice de France Inter faisait justement remarquer que non, le plus vieux métier du monde n'est pas pute, mais chasseur cueilleur. Elle encourageait donc Beigbeder à changer de vocation puisque le maintien des savoirs ancestraux lui tenait tant à coeur.
J'ai donc suivi le conseil de cette inconnue qui me fit sourire.
Au menu du weekend, du vrai, de l'authentique.
Un retour aux sources dans les bois pour cueillir des châtaignes à défaut de champignons. Châtaignes que l'on a mangées grillées autour du feu.
Ce matin, on s'est mis en route de bonne heure pour retourner à la Bernerie en Retz. Les plages, discutables pour la baignade, offrent à marée basse des huitres à profusion. On avait l'air un peu gauche à ne pas savoir exactement si nos gestes étaient les bons tout en glanant quelques conseils auprès des autochtones.
Au déjeuner, j'ai reconnu la satisfaction d'un lointain ancêtre dans l'oeil de F. A 2 reprises, il avait réussi à nourrir les siens, juste en s'adonnant aux joies du, véritable, plus vieux métier du monde.